SWATCH GROUP dépasse toutes les attentes sur 2017

Swatch a étoffé ses revenus et la rentabilité en 2017. Le conseil d'administration proposera aux actionnaires de relever leur rémunération, alors que la nouvelle année s'annonce sous de bons auspices pour l'horloger biennois.


L'optimisme de la direction a pris l'ascenseur pour l'année en cours, moyennant une pléiade de lancements à venir ainsi qu'une excellente utilisation des capacités de production. Sans s'avancer sur le terrain des perspectives chiffrées, le groupe anticipe une croissance notable en monnaies locales, aussi bien au travers de ses propres canaux de distribution que des plateformes en ligne, mais aussi par le biais de boutiques tierces.
"Le très bon début du mois de janvier confirme la reprise de la consommation dans la majorité des régions, pas seulement dans le segment Prestige et Luxe, mais aussi dans les segments de prix inférieurs", fait remarquer Swatch.


Le très bon début du mois de janvier confirme la reprise de la consommation dans la majorité des régions, pas seulement dans le segment Prestige et Luxe, mais aussi dans les segments de prix inférieurs.
— La direction de Swatch Group


En 2017, les recettes ont augmenté de 5,4% à 7,96 mrd CHF. A taux de change constant (tcc), les ventes ont pris 5,8%. La rentabilité a progressé de manière plus que proportionnelle pour l'horloger, dont le bénéfice net a rebondi de 27,3% pour atteindre 755 mio CHF.
Au niveau opérationnel, le propriétaire de Tissot et d'Omega a dégagé un excédent d'exploitation (Ebit) en progression de près d'un quart à 1 mrd CHF, pour une marge afférente élargie de 1,9 point de pourcentage (pp) à 12,6%. La performance s'inscrit dans le haut des projections des analystes consultés par AWP, voire légèrement au-dessus en ce qui concerne le chiffre d'affaires.
Avec une accélération de 5,8% hors effets de changes, l'évolution des ventes est demeurée plus modeste que les 7 à 9% articulés à mi-parcours par le directeur général (CEO) Nick Hayek, sur lesquels les analystes avaient émis de sérieux doutes.
Grâce aux solides résultats, le groupe va proposer aux actionnaires une rémunération de 7,50 CHF par action au porteur et de 1,50 CHF par nominative, correspondant à une hausse de plus de 10% sur un an.
Au niveau des divisions, le segment Montres et Bijoux (sans production) a affiché une croissance du chiffre d'affaires de 7,3% sur toute l'année, tandis qu'au seul deuxième semestre l'accélération s'est inscrite à 12,2%. "En décembre, Swatch Group a réalisé le deuxième meilleur chiffre d'affaires mensuel de son histoire", relève le communiqué.
Le segment Prestige et Luxe en particulier a dopé les résultats et l'entrée et le milieu de gamme - Flik Flak, Swatch, Calvin Klein, Hamilton, Mido et Tissot - a enregistré une "bonne croissance en valeur et en volumes au 2e semestre".


Le marché financier n'y croyait pas

Les observateurs ont unanimement salué l'accélération de la demande dont a bénéficié Swatch sur la seconde moitié de l'exercice.
UBS a applaudi une croissance organique inespérée, assortie d'une rentabilité opérationnelle peu ou prou conforme à ses projections. Le niveau des stocks demeure toutefois élevé, a nuancé la banque aux trois clés.
La volée de chiffres présentée s'avère robuste et le dividende offert aux actionnaires est plus généreux qu'escompté, a constaté de son côté Julius Bär.
A la recherche de la petite bête, Baader Helvea a noté que l'unique cheveux flottant à la surface du potage servi par Swatch provient de la rentabilité, marginalement moindre qu'escompté. Le courtier genevois n'en applaudit pas moins la performance d'ensemble.
Plus optimiste, la Banque cantonale de Zurich (ZKB) articule - une fois n'est pas coutume - une juste valorisation du titre à 470 CHF d'ici la fin de l'année.
A la Bourse, l'action au porteur Swatch a terminé en hausse de 5,08% à 423,80 CHF et la nominative de 4,18% à 79,780 CHF, dans un SMI en baisse de 0,25%. L'action Richemont a gagné 1,33%. 

AWP

WA & Al.