Deux mouvements chronographes automatiques entrés dans l’histoire en 1969, le Calibre 11 et El Primero (ici sans leur masse oscillante).

Deux mouvements chronographes automatiques entrés dans l’histoire en 1969, le Calibre 11 et El Primero (ici sans leur masse oscillante).

Jean-Philippe Arm | N°16 | Automne 2013

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Chronographes:
le grand écart

Le chronographe occupe assurément une place en vue mais très particulière parmi les complications horlogères. Il y a beaucoup de raisons à cela, qui tiennent à l’histoire (voir l’article de Pierre-Yves Donzé), à la technique, à la concurrence du quartz, à la mode. Il est au centre d’une série de paradoxes assez piquants.

Tout d’abord c’est une complication difficile à réaliser, beaucoup plus qu’on ne l’imagine généralement. Elle n’a pas le prestige de certains mécanismes offrant des fonctions plus rares ou des indications ésotériques. La mesure des temps courts est une notion simple, compréhensible, familière à tout un chacun. Du coup, on imagine souvent que l’opération est plus facile à réaliser que d’indiquer, par exemple, les phases de la lune. Evidemment, les montres astronomiques, les quantièmes perpétuels, les équations du temps…

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